Ceci est le blog que je tiens pour les élèves dont j'ai la charge au collège Alain de Maromme.

jeudi 27 décembre 2012

Des collégiens sur les traces de la Première guerre mondiale



Voici le lien vers le site d'un club d'histoire d'élèves de collège qui ont cherché à retrouver la trace de leurs ancêtres ayant participé à la Première guerre mondiale. Ils ont même publié la correspondance de l'un d'entre eux sous la forme d'un didapage. C'est une excellente source d'inspiration pour ce que je souhaiterai faire avec mes élèves de troisième.

dimanche 23 décembre 2012

12 mai 1915 : lettre de Varlet à Jules


Le 12 mai 1915 – 


Mon cher Vougnon – 

Excuse notre indigence = nous nous étions mis en route Bourdon et moi, pour retrouver Millot, en repos près d’ici ; mais Millot au repos manœuvre sur le plateau ; il nous faut attendre son retour – dans mes poches pour t’écrire, je n’ai trouvé que ce souvenir de Soissons 
Les Boches s’obstinent ici – nous attendons patiemment leur départ – voilà 3 mois ½ que nous progressons sur place dans un odieux petit patelin – 
La garnison, la caserne (illisible) ennuyeuse vie, sont reparu ici – Dommage ! on ne s’embêtait pas trop– 
En bécanes, je pousse qq fois jusqu’auprès de Bourdon, - lui, s’aventure de temps en temps chez vous – a quand ta prochaine visite en aéro ! – 
Ta nouvelle vie te plait-elle ? 
Et Mme Vougnon ? Et la fillette ? 

De bien bonnes amitiés

F. Varlet



Lu et approuvé : 

C. Bourdon 

Le fainéant !! 

Varlet 







samedi 22 décembre 2012

Premier juillet 1915 : lettre de Jules à Marie

Voici la seconde lettres transcrites par les élèves de troisième. Jules écrit à sa femme Marie.


Le premier juillet 1915 



Ma petite chérie, 

Je viens de recevoir ta lettre du 28 juin avec le mandat de 50 F. je te remercie bien, j’aurais maintenant de l’argent pour quelque temps. J’ai reçu en même temps une carte de Bourdon et Varlet, ils sont toujours en bonne santé ainsi que Millot. J’ai reçu aussi une lettre de Georgette Royconde. Il y a peu de chose de nouveaux à Luxeuil sauf que l’on est très inquiet au sujet de M. Bannerot et de Guéneley. Robert a été reçu au C.E.P. 

Ma chérie, j’ai lu en même temps que toi l’article dont tu me parles. Mais il faut te tranquilliser car cela ne concerne pas l’aviation, c’est du moins nos officiers qui le disent et c’est ce que m’a affirmé plusieurs fois l’adjudant quand nous en parlions. L’aviation n’est pas considérée comme service sédentaire mais fait partie des troupes en campagne, d’autant plus certaines escadrilles sont très rapprochées du front. Seulement, si le besoin d’hommes se faisait sentir dans l’infanterie, il n’est pas impossible qu’on ne vienne à en lever dans l’aviation. En attendant, sois tranquille, jusqu’à maintenant on ne l’a pas fait. 

Ta lettre m’a rassurée, mais aujourd’hui quand j’entends mon nom à la distribution des lettres je trembles toujours. Depuis la mort de notre pauvre Edmond je redoute recevoir de mauvaises nouvelles. 

Je suis heureux de savoir Titi aussi gentille et si j’allais la revoir je me demande qu’elle accueil elle me ferait. Elle parle de moi mais ne me connaît plus. Oui, elle viendra dans le train avec son papa Jules et pas maman Marie, mais quand aurons-nous ce bonheur comme autrefois, je me le demande. Cette pauvre petite chérie, j’en suis en mal, si tu savais. Elle va s’en payer cette année des cerises et des framboises, elle va rendre souvent visite à son oncle Maxime

Pierre a de la chance d’être tout près de Darney, mais à son âge c’est bien permis, je m’étonne même qu’il n’ait pas été renvoyé chez lui. J’ai su aussi que l’on allait lever des employés des postes et des chemins de fer. M. Jeaugey n’était donc pas encore mobilisé ? Tu me dis qu’il s’en va de Jussey, sans doute pour aller au régiment .Il y avait longtemps que je n’entendais pas parler de Gouillon , je suis content de le savoir en bonne santé, mis le petit Colson, sais-tu ce qu’il est devenu ? Mme Royconde est ennuyée parce que voilà 17 jours qu’elle n’a pas eu de nouvelles d’André. Mais je crois qu’elle n’a pas à se tourmenter, il ne doit pas être en danger. 

Je n’ai plus rien reçu de notre Jean Claude, je ne sais pas s’il est déjà parti pour le front. Je n’ai pas non plus reçu de nouvelles de Berthe. Tu ferais bien d’écrire à Louise ou à Denise

Ma chérie, tu embrasseras bien Titi pour son papa et à toi je t’envoie mes plus tendres baisers. 



Jules 

Des cahiers d'écoliers

Pour servir à une étude de l’école en France, voici des liens vers des cahiers numérisés :

- un cahier de 1888

- des cahiers d’une même élève entre 1899 et 1901,

- un cahier de 1900,

- des extraits d’un cahier de 1906,

- des cahiers entre 1915 et 1919,

- un cahier de 1920,

- d’un cahier de 1929,

- de cahiers de 1931 - 1932,

- un cahier de 1938.

Et pour comparer :

- des extraits d‘un cahier de 1952.

Histoire du pain


Voici un extrait d'un journal télévisé de 2002 évoquant l'histoire du pain. Cela peut être utile pour les travaux libres en cinquième.